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Que fait Global Philanthropic?

Mario Toneguzzi, journaliste économique de Calgary, a récemment interviewé Guy Mallabone, président du conseil et chef de la direction afin d’en connaître davantage au sujet de Global Philanthropic. Voici la conversation qui en a découlé :

MT: Qu’est-ce que Global Philanthropic et que fait-elle?

GM: Global Philanthropic Canada est une société nationale d’experts-conseils qui offre des services complets dans le domaine de la collecte de fonds. Nous aidons les organismes sans but lucratif à comprendre la meilleure façon d’obtenir le soutien philanthropique dont ils ont besoin.

Nous aidons les organismes à renforcer leurs capacités en leur enseignant la façon d’aligner leur mission organisationnelle sur ce que cherchent les donateurs, de trouver le bon équilibre. C’est un art, voire une science. Nous y parvenons grâce à un processus qui aide les organismes à comprendre à quel point ils sont bien positionnés pour attirer le soutien nécessaire :

  • Ont-ils une vision et un leadership solides quant à l’impact qu’ils peuvent exercer?
  • Ont-ils la culture et les systèmes internes nécessaires pour réussir?
  • Leur personnel est-il bien formé?
  • À quoi ressemblent leurs relations avec les donateurs actuels?
  • Y a-t-il un programme solide de formation des bénévoles en place?
  • Quelle est leur position sur le marché et en quoi consiste leur proposition de valeur?

Avec notre siège social à Calgary, notre réseau compte 11 bureaux à l’échelle du pays, dirigés par des experts-conseils principaux, tous des professionnels chevronnés qui savent ce qu’il faut pour mener des campagnes de financement efficaces et qui travaillent de près avec nos clients pour élaborer des solutions sur mesure.

Quand et pourquoi l’organisation a-t-elle été établie?

Global Philanthropic a été établie au Royaume-Uni en 2002 pour répondre au besoin grandissant de conseils professionnels sur la façon d’accroître l’ampleur des campagnes de financement. Après avoir établi la section canadienne de l’organisation en 2010, je me suis vite aperçu qu’il devenait de plus en plus nécessaire d’aider nos collègues partout au pays à recueillir plus de fonds pour leur mission, tant dans les petites que les grandes organisations.

La section canadienne s’est développée très rapidement et, en 2017, est devenue une organisation indépendante au Canada. Nous travaillons toujours de près avec nos partenaires à l’étranger, en mettant en commun nos connaissances autant que possible, mais nos décisions opérationnelles sont toutes prises au Canada de façon à répondre aux besoins de notre marché.

Quelle a été l’incidence des difficultés économiques à Calgary d’un point de vue philanthropique?

La période économique difficile a frappé durement les organismes sans but lucratif partout au pays, et ce, à plusieurs points de vue.

D’abord, avec la diminution des revenus gouvernementaux, le soutien des services sociaux et d’autres services sans but lucratif incombe de plus en plus aux organisations. Les jours où les subventions gouvernementales suffisaient à soutenir les fournisseurs de services sont bien loin. Les organisations bien établies sont nombreuses à devoir se rendre à l’évidence : elles n’ont d’autre choix que générer des revenus pour offrir leurs programmes et services, dont on a grandement besoin. La transition s’est révélée ardue pour bon nombre d’entre elles.

Quant aux donateurs, une période économique difficile signifie que les philanthropes doivent se serrer la ceinture également. À 100 $ le baril de pétrole, il était beaucoup plus facile d’obtenir des dons considérables et répétés, puisque l’argent ne manquait pas. Aujourd’hui, les donateurs et les bailleurs de fonds sont bien plus prudents, et en demandent beaucoup plus de la part des organismes sans but lucratif. On cherche surtout à trouver des solutions systémiques aux problèmes sociaux, c’est pourquoi le dédoublement des efforts caritatifs est surveillé de plus près. Les organismes sans but lucratif doivent être efficients et efficaces et avoir un impact tangible pour obtenir le soutien des donateurs.

Pourquoi la philanthropie est-elle importante dans une ville comme Calgary?

Calgary a toujours eu un esprit volontariste. Nous relevons les défis de front. On n’a qu’à penser à la réaction de la communauté après l’inondation de 2013, à tous ces gens qui sont venus en aide à des étrangers par tous les moyens possibles, qui ont travaillé pour rebâtir les maisons et recoller les morceaux de vies brisées. Cela en dit long sur la ville : nous ne laissons personne derrière.

La philanthropie joue un rôle essentiel à cet égard : nous devons assurer la viabilité des programmes et des services qui permettent aux gens de Calgary de mener une vie épanouie, réussie. Qu’il s’agisse de l’accès aux bons services médicaux ou à une éducation de qualité, de programmes de santé mentale ou d’activités artistiques et culturelles qui rendent nos vies plus riches, c’est la philanthropie qui soutient ces piliers de notre communauté et qui fait de Calgary la meilleure ville au monde. Sans elle, ce serait une ville plutôt maussade.

Il y a quelques années, j’ai eu une conversation avec un associé d’affaires qui déplorait que les cadres d’entreprise d’aujourd’hui ne sont pas comme ceux de l’ancienne garde à Calgary, qui avaient fait preuve d’une grande générosité à l’égard de la ville au fil des ans. Qu’en pensez-vous?

Il ne fait aucun doute que les dons philanthropiques ont changé au fil des ans, ce qui s’explique par les attentes changeantes des donateurs. Au cours des années 1990, les donateurs versaient de l’argent à un établissement. Ils contribuaient à un hôpital ou à une université, et cela suffisait. On comprenait généralement la façon dont le soutien philanthropique favorisait le développement de la communauté, et le désir d’y contribuer suivait.

Il y a vingt ans, les choses ont changé. Les donateurs préféraient soutenir des projets plutôt que des établissements. Les donateurs se sont mis à soutenir le service d’oncologie d’un hôpital, une école de génie ou un projet de développement international, par exemple. Ils ont commencé à mieux cibler leurs dons, à se concentrer sur ce qui était le plus important à leurs yeux.

À présent, les donateurs ciblent encore mieux leurs efforts, en s’attardant sur l’impact de leurs dons. Ils veulent savoir exactement la façon dont leur argent sera utilisé et la mesure dans laquelle il permettra d’améliorer la vie des gens qu’ils souhaitent aider. Le milieu des affaires donne encore avec beaucoup de générosité, mais de façon bien différente.