Les organismes confessionnels : premiers collecteurs de fonds ?

Global Philanthropic Canada soutient les communautés à travers le Canada, en aidant les organisations à améliorer leur collecte de fonds. Ce soutien prend de nombreuses formes. Les conseillères et conseillers séniors de Global desservent de nombreux secteurs, avec un accent particulier sur les soins de santé, l’enseignement supérieur et les services sociaux. Plusieurs conseillers ont également une expérience considérable et diversifiée au service des organisations confessionnelles. Ils comprennent et peuvent aider à relever les défis uniques auxquels ces organisations sont confrontées en matière de collecte de fonds.
Les organismes confessionnels sont des organismes de bienfaisance ou sans but lucratif associés à la religion ou informés par celle-ci. Ils peuvent comprendre des congrégations de toutes les confessions, des sociétés missionnaires et des entreprises médiatiques religieuses. Les recherches de Statistique Canada montrent que les personnes actives sur le plan religieux contribuent à 71 % du total des dons versés aux organismes religieux¹ :  la participation est donc essentielle.
Ces dernières années, la pandémie a durement affecté la participation aux services ou aux événements tenus en personne. Pendant les confinements, presque tous les rassemblements en personne ont cessé, ainsi qu’une grande partie des contributions financières provenant de ces rencontres en personne. S’adapter et évoluer pour faire les choses différemment a été un défi pour de nombreux organismes confessionnels.
Cependant, la baisse de fréquentation a commencé bien avant la pandémie. En fait, la tendance à la baisse se poursuit depuis des décennies, et le rythme s’accélère. Ce mouvement critique n’affecte pas seulement les organismes confessionnels, mais également l’ensemble du secteur caritatif.
Selon Statistique Canada, lorsque les organismes de bienfaisance ont dû s’enregistrer au niveau fédéral pour la première fois en 1967, plus de 60 % d’entre eux étaient des organismes confessionnels. En janvier 2022, ils représentaient moins de 30 % des 86 080 organismes de bienfaisance enregistrés au Canada. Les répercussions sur la société, les dons et la planification successorale sont importantes.²
Reginald Bibby,³ une sommité dans le domaine, identifie une relation profonde entre l’activité religieuse, le bénévolat et les dons de charité. Il souligne l’effet d’entraînement de la baisse de fréquentation. La baisse de la fréquentation des églises s’accompagne d’une diminution du bénévolat au Canada. Bien que les organismes confessionnels aient apporté d’énormes contributions au secteur caritatif par le passé, il soutient qu’il est essentiel pour les organismes confessionnels et pour le style de vie canadien de redoubler d’efforts.
De nombreux facteurs peuvent être invoqués pour expliquer la baisse de la participation. La population canadienne vieillit, et se rendre physiquement à une église peut être un obstacle pour beaucoup. Par ailleurs, d’une manière générale, les milléniaux ont l’embarras du choix en matière de religion et de spiritualité, surtout avec le flot des influences des médias sociaux. Ils peuvent choisir la foi, la contourner ou simplement sélectionner les parties qui leur plaisent et rejeter celles qui ne leur plaisent pas. Comme nous l’avons déjà dit, la participation diminue, tout comme les dons.
Pourtant, la pandémie a été le problème le plus récent et le plus important touchant toutes les organisations caritatives. Pour de nombreux organismes sans but lucratif, il était essentiel de suivre le rythme de l’évolution numérique pour maintenir le niveau des dons. Certaines étaient prêtes, d’autres se sont démenées pour s’améliorer. Pour de nombreux organismes caritatifs, il s’agissait d’une nouvelle façon de solliciter et de recevoir des dons qui devenait désormais incontournable. De plus, avec peu ou pas de contact personnel, la découverte de l’organisme de bienfaisance et de ses besoins, en l’occurrence l’organisme confessionnel, se fait presque entièrement en ligne. Il était donc devenu essentiel d’avoir un site web bien conçu et facile à naviguer. Les organismes de bienfaisance, y compris les organismes confessionnels, qui n’ont pas fait preuve d’assez de créativité, qui ont résisté au changement ou qui ont espéré que les choses reviennent rapidement à la « normale » ont été les plus touchés. Dans de nombreux cas, ils ont dû réduire leurs capacités.
D’après mon expérience, certains organismes confessionnels considèrent la collecte de fonds comme négative et non associée au ministère. En guise de réponse, je pourrais dire qu’ils ont été les premiers à collecter des fonds. Après tout, passer le plat à offrandes n’est-il pas une forme de collecte de fonds ? Le travail de collecte de fonds, bien qu’il ne soit généralement pas considéré comme une réalisation directe de la mission d’une organisation, remplit un rôle important. L’un de mes théologiens préférés, Henry Nouwen⁴, a dit :
« Lorsque nous cherchons à collecter des fonds, nous déclarons que  » nous avons une vision qui est étonnante et passionnante. Nous vous invitons à vous investir, à travers les ressources que Dieu vous a données – votre énergie, vos prières et votre argent – dans cette œuvre à laquelle Dieu nous a appelés.  » Notre invitation est claire et confiante parce que nous avons confiance en notre vision et en notre mission. »
Que la réponse de votre organisme confessionnel aux réalités changeantes, y compris les effets de la pandémie, ait été de faire pivoter vos activités de sensibilisation afin de maintenir ou d’augmenter les dons, ou au contraire de réduire votre programmation en raison de la diminution des dons, vous devez MAINTENANT vous concentrer sur le renforcement des capacités. Cela exige une réflexion approfondie et une planification stratégique, fondées sur la mission et l’objectif, et fortement orientées vers la satisfaction des besoins de la communauté.
Global Philanthropic Canada comprend les défis uniques auxquels sont confrontés les organismes confessionnels en matière de collecte de fonds et nos conseillères et conseillers sont prêts à vous aider à atteindre vos objectifs philanthropiques. Travaillant avec des organisations de toutes tailles et de toutes missions, nos conseillères et conseillers séniors ont travaillé d’un océan à l’autre. Offrant une touche personnelle et individuelle, ce sont des professionnel.le.s de la collecte de fonds ayant des décennies d’expérience sur le terrain pour vous aider à atteindre et à dépasser vos objectifs de collecte de fonds. N’hésitez pas à nous contacter pour une consultation gratuite de 30 minutes.
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Gabriella Catolino s’est jointe à Global Philanthropic Canada en tant que conseillère sénior au sein de notre équipe de l’Ontario en 2022. Gabriella exerce un leadership transformateur. Elle aime inspirer les équipes de personnel et les bénévoles en établissant un lien de confiance et en cultivant des relations durables et authentiques. Son expérience diversifiée l’a amenée à travailler avec de grandes organisations comme des hôpitaux et des universités, mais elle s’épanouit également à créer de nouvelles organisations et à aider les petites organisations à se développer. Au cours de sa carrière qui s’étend sur trois décennies, Gabriella a contribué à collecter plus de 100 millions de dollars, et ce chiffre ne cesse d’augmenter !


¹ www150.statcan.gc.ca/
² www150.statcan.gc.ca/
³ Né le 3 avril 1943 à Edmonton, en Alberta, Reginal Bibby est titulaire d’un baccalauréat de l’Université de l’Alberta, d’un diplôme en théologie du Southern Baptist Theological Seminary, d’une maîtrise de l’Université de Calgary et d’un doctorat de l’Université de l’État de Washington. En 2006, il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada.
⁴ Nouwen était un prêtre catholique, professeur, écrivain et théologien néerlandais. Il s’intéressait à la psychologie, au ministère pastoral, à la spiritualité, à la justice sociale et à la communauté. Après avoir enseigné pendant près de vingt ans dans des établissements universitaires, notamment à l’Université de Notre-Dame, à la Yale Divinity School et à la Harvard Divinity School, M. Nouwen a travaillé avec des personnes souffrant de déficiences intellectuelles et de troubles du développement à la communauté Daybreak de L’Arche, à Richmond Hill, en Ontario.
 

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