Recherche équitable de donateurs : intégrer l’EDI à l’identification des donateurs

Voici la traduction en français canadien, en conservant un ton professionnel adapté au secteur des organismes sans but lucratif et de la philanthropie :

Pour les organismes sans but lucratif canadiens qui cherchent à assurer leur viabilité financière à long terme en 2026, l’intégration de la diversité, de l’équité et de l’inclusion (DEI) à la recherche de donateurs est passée d’une aspiration théorique à une nécessité opérationnelle. Alors que la démographie évolue rapidement partout au pays, les méthodes traditionnelles d’identification des donateurs laissent dans l’ombre des milliards de dollars en potentiel philanthropique. Ce guide pratique propose une feuille de route complète à l’intention des leaders du développement philanthropique, des équipes de recherche et des services de collecte de fonds philanthropiques afin de réévaluer les méthodes traditionnelles d’évaluation du patrimoine, d’éliminer les biais algorithmiques et de bâtir des bassins de donateurs inclusifs et hautement efficaces.

Qu’est-ce que la recherche équitable de donateurs?

La recherche équitable de donateurs consiste à identifier et à évaluer des donateurs potentiels de dons majeurs à l’aide de cadres de données inclusifs et exempts de biais, qui tiennent compte de diverses façons de créer et de détenir un patrimoine ainsi que des différentes pratiques philanthropiques. Contrairement aux modèles traditionnels de repérage qui reposent largement sur les propriétés immobilières détenues par des particuliers et les déclarations publiques liées aux placements, la recherche équitable évalue de façon globale la propriété d’actifs, le leadership communautaire et l’affinité déclarée par les personnes elles-mêmes.

En ajustant intentionnellement les algorithmes et les indicateurs traditionnels, les équipes de développement philanthropique peuvent repérer des personnes à forte valeur nette (FVN) issues de communautés racisées, autochtones, de nouveaux arrivants et d’autres communautés sous-représentées, qui sont souvent négligées par les outils automatisés d’évaluation du patrimoine.

Pourquoi la DEI est-elle essentielle au développement d’un bassin de donateurs en 2026?

L’évolution rapide de la démographie canadienne exige une approche modernisée de l’identification des donateurs. Les nouveaux arrivants représentent actuellement près de 20 % de la population, et les projections indiquent que, d’ici 2036, jusqu’à une personne sur trois au Canada sera née à l’étranger, selon les données mises en évidence par le blogue ENGAGE de Blackbaud.

Malgré l’idée répandue selon laquelle les nouveaux arrivants sont principalement des bénéficiaires de services caritatifs plutôt que des contributeurs, les recherches démontrent un important potentiel philanthropique :

  • 1,7 milliard de dollars en potentiel inexploité : L’étude Multicultural and Newcomer Charitable Giving Study d’Imagine Canada a révélé un potentiel estimé à 1,7 milliard de dollars en dons annuels inexploités au sein des principales populations multiculturelles du Canada.
  • Des taux de dons élevés : 74 % des Canadiens issus de communautés multiculturelles interrogés font des dons à des causes caritatives, pour un don annuel moyen de 857 $.
  • L’écart en matière de sollicitation : 39 % des répondants ont indiqué qu’ils soutiendraient davantage d’organismes de bienfaisance s’ils étaient sollicités plus fréquemment, tandis que 9 % ont déclaré ne pas faire de dons simplement parce qu’aucun organisme ne les avait jamais sollicités.

Bien que le secteur reconnaisse cette possibilité, la mise en œuvre opérationnelle demeure inégale. Le rapport 2025 du CICP de l’Université Carleton a révélé que, bien que 80 % des organismes sans but lucratif canadiens déclarent mettre en œuvre des initiatives en matière d’équité, le Projet d’analyse comparative de l’équité d’Imagine Canada indique que ces principes sont rarement appliqués de façon intentionnelle aux fonctions essentielles génératrices de revenus, notamment les dons majeurs.

Comment les outils traditionnels d’évaluation du patrimoine créent-ils des biais?

Les indicateurs traditionnels du patrimoine introduisent des biais structurels à chaque étape du cycle d’évaluation des prospects en mesurant le trio classique — capacité, propension et affinité — à travers une perspective intrinsèquement étroite.

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Les méthodologies traditionnelles de recherche et d’évaluation des prospects désavantagent le patrimoine issu de communautés diversifiées de quatre façons distinctes :

  1. Évaluation des biens immobiliers : Les algorithmes traditionnels des fournisseurs accordent une grande importance à la propriété de résidences unifamiliales. Cela désavantage de fait les personnes à forte valeur nette (FVN) qui investissent dans des propriétés commerciales, des biens familiaux multigénérationnels ou des actifs détenus à l’étranger.
  2. Dossiers publics des sociétés : Les outils automatisés d’agrégation du patrimoine analysent principalement les dossiers publics afin d’identifier les dirigeants d’entreprise. Par conséquent, les entrepreneurs racisés à forte valeur nette et les leaders d’entreprise issus de communautés de nouveaux arrivants qui ont constitué leur patrimoine grâce à des entreprises privées ou à des sociétés professionnelles sont systématiquement exclus.
  3. Historique des dons : Le fait de s’appuyer sur les registres historiques de donateurs contribue à perpétuer les privilèges systémiques. Examiner les listes de donateurs passés pour repérer des prospects susceptibles de faire des dons majeurs revient simplement à reproduire le même profil démographique lorsque l’organisation a historiquement sollicité un public restreint.
  4. Biais algorithmiques et liés à l’IA : Comme le souligne Hilborn Charity eNews, les modèles prédictifs d’IA entraînés à partir de données historiques de collecte de fonds héritent des biais du passé et peuvent les amplifier, créant ainsi une boucle autoréalisatrice dans laquelle les prospects issus de communautés diversifiées sont moins bien classés en raison de l’absence de données historiques sur les sollicitations antérieures.

Guide étape par étape pour intégrer la DEI à l’identification des donateurs

Pour constituer un bassin de prospects équitable, les équipes de développement philanthropique doivent apporter des changements opérationnels concrets à leurs processus de gestion des données et de recherche.

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Étape 1 : Établir des cadres éthiques et assurer une gestion responsable des données

Les organismes doivent trouver un équilibre entre la protection de la vie privée de leurs parties prenantes et la collecte éthique de données afin d’éviter tout profilage préjudiciable. Comme le précisent la Déclaration d’éthique d’Apra et le Guide d’Apra sur les données relatives à la DEI, le suivi des données liées à la diversité exige des lignes directrices strictes.

  • Ne jamais déduire l’identité : Les chercheurs en prospection ne doivent jamais tenter de déduire la race ou l’origine ethnique d’une personne en examinant des photographies ou en faisant des suppositions à partir de son nom de famille, une pratique que Jennifer Filla qualifie explicitement de contraire à l’éthique.
  • Privilégier l’auto-identification : Les données relatives à l’identité ne devraient être intégrées au CRM que lorsque la personne s’est explicitement identifiée elle-même, par exemple au moyen de sondages volontaires ou de l’inscription à des groupes d’affinité d’anciens étudiants.
  • Officialiser une politique de gestion des données : Comme le précise Apra Connections, les équipes devraient documenter clairement l’objectif, la gouvernance et les mesures de transparence associés à la collecte de toute donnée liée à la diversité.

Étape 2 : Repenser les indicateurs de capacité financière

Les organismes avant-gardistes délaissent progressivement les modèles de recherche qui reposent exclusivement sur les outils automatisés d’évaluation du patrimoine. Comme l’indiquent la Chronicle of Philanthropy et le Prospect Research Institute, les équipes efficaces réévaluent manuellement le poids accordé aux indicateurs de capacité financière alternatifs.

Plutôt que d’examiner uniquement les actions et placements cotés en bourse, les chercheurs devraient évaluer les parcours de leadership professionnel, les liens avec l’organisation, notamment la participation à des groupes de travail, ainsi que l’engagement philanthropique au sein de la communauté.

Étape 3 : Utiliser des méthodes de repérage non biaisées pour évaluer les formes alternatives de patrimoine

Les équipes responsables du développement des prospects doivent rechercher activement les « figures cachées » de la philanthropie. Les recommandations d’Apra University encouragent la mise en œuvre de techniques de repérage non biaisées afin d’évaluer les formes alternatives de patrimoine.

Les principales stratégies comprennent l’utilisation des registres d’entreprises pour identifier les propriétaires de sociétés privées, le suivi des distributions provenant de fonds orientés par le donateur (FOD) et la reconnaissance de diverses pratiques culturelles en matière de dons, comme les dons de la diaspora ou la dîme fondée sur la foi, qui peuvent ne pas apparaître dans les listes traditionnelles de donateurs des organismes sans but lucratif.

Étape 4 : Élargir la recherche de prospects en fonction de l’affinité et des communautés

La richesse et la proximité, à elles seules, ne constituent pas des indicateurs suffisants pour déterminer si une personne est un prospect pertinent. Les observations de Campbell & Company soulignent qu’une recherche de prospects équitable exige une compréhension approfondie de l’alignement avec la mission et des réseaux communautaires.

Élargissez les bassins de candidats en identifiant les leaders au sein de diverses associations professionnelles ou chambres de commerce. De plus, une collaboration étroite avec les équipes responsables des relations avec les donateurs permet de repérer les leaders émergents au sein de groupes consultatifs fondés sur l’identité, une approche préconisée par Apra Connections pour amorcer la diversification d’un bassin de donateurs.

Comment Global Philanthropic favorise une stratégie de collecte de fonds inclusive

L’application d’une approche rigoureuse axée sur l’équité à la recherche de prospects exige un leadership stratégique et une connaissance approfondie du secteur. En tant que partenaire de confiance des organismes sans but lucratif canadiens, Global Philanthropic Canada est particulièrement bien placée pour aider les organisations à effectuer cette transition opérationnelle.

Avec 11 bureaux régionaux partout au pays, Global Philanthropic offre des conseils accessibles et adaptés aux réalités locales aux fondations du secteur de la santé, aux établissements d’enseignement supérieur, aux organismes artistiques et aux communautés autochtones. Ses consultants principaux possèdent en moyenne 28 années d’expérience concrète en collecte de fonds et ont contribué à recueillir plus de 8 milliards de dollars pour plus de 400 organisations canadiennes depuis 2010.

Global Philanthropic intègre la DEI à la stratégie de recherche de prospects en réalisant des audits complets des bassins de donateurs afin de repérer les biais systémiques dans les méthodes de sélection. Grâce à une planification de campagne équitable et à des conseils stratégiques auprès des directions et des conseils d’administration, son approche globale permet aux organismes sans but lucratif de combiner une recherche de prospects fondée sur les données à une gestion des relations culturellement adaptée afin de maximiser leur impact.

Assurer l’avenir de la collecte de fonds philanthropique

Nous sommes un réseau national de professionnels experts en collecte de fonds. De Halifax à Victoria, nos consultants principaux offrent des conseils professionnels, audacieux et accessibles aux organisations de toutes tailles, dans un environnement respectueux et inclusif. Qu’il s’agisse de dons annuels, de conseils stratégiques, de recherche de prospects ou de toute autre facette de la collecte de fonds, nous sommes là pour vous aider.

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Alors que 1,7 milliard de dollars en potentiel de dons provenant des communautés multiculturelles demeurent actuellement inexploités, les organismes sans but lucratif canadiens ne peuvent plus compter sur les indicateurs traditionnels du patrimoine pour alimenter leurs bassins de prospects de dons majeurs. En adoptant une gestion éthique des données, en redéfinissant les indicateurs de capacité financière et en collaborant avec des services spécialisés en collecte de fonds philanthropique, les organisations peuvent bâtir des bassins de donateurs diversifiés et durables qui reflètent véritablement la réalité démographique du Canada moderne.

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