À l’arrivée en poste de la chef de la direction Jennifer Molloy il y a quatre ans, la Royal University Hospital Foundation centrait sa collecte de fonds autour d’événements, dont un gala formel célébré depuis 24 ans, un radiothon et un tournoi de golf. Les événements étaient populaires, mais ne convertissaient pas les participants en donateur.
La nouvelle dirigeante a amorcé un virage décisif. Les trois événements ont été coupés. Sans s’opposer à ce virage, le conseil d’administration craignait de perdre en visibilité. Les gens reconnaîtraient-ils encore la fondation?
Ce qu’il fallait, c’était un autre type de visibilité, qui passe par des histoires. Au lieu de créer de nouveaux événements, la fondation a mis son énergie dans les communications axées sur sa mission : diffuser les récits de patients, nouer des relations et demander aux personnes qui ont le plus à cœur les soins de santé à Saskatoon de faire des dons qui reflètent ce sentiment.
Les investissements qui ont rendu le virage possible étaient structurels. Jennifer Molloy a revu l’organigramme, en créant de nouveaux postes et portefeuilles qui signalaient, hors de doute, que les dons majeurs étaient la priorité. Elle a instauré des indicateurs de rendement clés fondés sur les activités de découverte, de fidélisation et de sollicitation, au lieu d’objectifs de revenus. Ils ont été créés avec un expert-conseil externe qui a donné des ateliers sur les dons majeurs à l’équipe de collecte de fonds et au conseil d’administration. La nouvelle base de données est devenue un outil indispensable lorsque l’organisme a entrepris le suivi systématique de ses activités. Qui plus est, personne n’a été remplacé. La fondation a gardé la même équipe, mais avec de nouvelles priorités, structures et attentes.