De la scène au cercle : ce que les collecteurs de fonds peuvent apprendre du virage de l’IABC vers un engagement centré sur la communauté

Une réflexion SharedBrain™ sur l’avenir des associations professionnelles et ce que cela signifie pour les collecteurs de fonds canadiens

L’ancien modèle s’essouffle — et c’est une bonne nouvelle

Pendant des décennies, les associations professionnelles ont fonctionné comme des théâtres : une allocution principale sur scène, un public assis dans la salle et un programme imprimé à l’avance. On achetait son billet (adhésion), on s’asseyait à la place indiquée et on applaudissait au bon moment.

Mais quelque chose de fondamental est en train de changer. Richard Kies, le nouveau président international de l’IABC, a récemment décrit une transformation qui devrait trouver écho auprès de tous ceux qui œuvrent dans le milieu de la philanthropie au Canada. Selon lui, l’avenir de l’IABC pourrait être davantage axé sur le cercle que sur la scène. Moins d’allocutions principales, plus de conversations. Moins de hiérarchie, plus d’apprentissage entre pairs. Moins de « nous parlons, vous écoutez » et davantage de « nous trouvons tous ensemble des solutions ».

Pour les collecteurs de fonds qui doivent composer avec des équipes réduites, la méfiance des donateurs et la surcharge numérique, ce changement n’est pas seulement intéressant : il est essentiel.

Le modèle de la « non-conférence » : pas d’ordre du jour, pas d’allocution principale, aucun problème

Pendant des décennies, les associations professionnelles ont fonctionné comme des théâtres : une allocution principale sur scène, un public assis dans la salle et un programme imprimé à l’avance. On achetait son billet (adhésion), on s’asseyait à la place indiquée et on applaudissait au bon moment.

Mais quelque chose de fondamental est en train de changer. Richard Kies, le nouveau président international de l’IABC, a récemment décrit une transformation qui devrait trouver écho auprès de tous ceux qui œuvrent dans le milieu de la philanthropie au Canada. Selon lui, l’avenir de l’IABC pourrait être davantage axé sur le cercle que sur la scène. Moins d’allocutions principales, plus de conversations. Moins de hiérarchie, plus d’apprentissage entre pairs. Moins de « nous parlons, vous écoutez » et davantage de « nous trouvons tous ensemble des solutions ».

Pour les collecteurs de fonds qui doivent composer avec des équipes réduites, la méfiance des donateurs et la surcharge numérique, ce changement n’est pas seulement intéressant : il est essentiel.

Richard Kies
Richard Kies, conseiller principal

Le modèle communautaire : « fréquenter » votre association

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Kies a également décrit une deuxième innovation : des modèles communautaires qui remplacent les structures traditionnelles de sections locales. Pendant des années, les sections de l’IABC exigeaient une structure de gouvernance comprenant des présidents, des conseils d’administration, des comités et des règlements administratifs, et cette charge administrative est devenue un obstacle. L’engagement bénévole est en baisse; les gens sont occupés. L’IABC a donc repensé le modèle. Dans des villes comme Berlin, Bruxelles et Varsovie, les professionnels des communications se réunissent au sein de communautés, parfois autour d’un dîner, parfois autour de cocktails, parfois dans le cadre d’une discussion animée dans une salle de conseil mise à disposition. Flexible, peu contraignant et à forte valeur ajoutée. « C’est comme si vous fréquentiez l’association », a expliqué Kies. « Vous pouvez simplement y mettre un pied pour voir. »

Le parallèle avec la collecte de fonds est évident. Combien de donateurs potentiels majeurs, de partenaires corporatifs ou de leaders bénévoles avons-nous perdus parce que notre modèle d’engagement exigeait trop, trop rapidement? L’invitation au gala. Le siège au sein d’un comité. L’engagement sur cinq ans.

Et si nous créions davantage d’occasions permettant aux gens de « mettre un pied dans l’eau » — des points de contact simples et peu contraignants, mais riches en possibilités d’échange, qui permettent aux sympathisants d’explorer la relation avant de s’engager?

L’impératif de la confiance : la place de la collecte de fonds à la table décisionnelle

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Kies a soulevé un autre point qui touche directement au cœur de ce que Global Philanthropic Canada défend depuis longtemps : faire passer les communications et la collecte de fonds d’une « fonction de soutien » à une « fonction stratégique ». La confiance et la réputation sont désormais des objectifs d’affaires essentiels, avec des répercussions concrètes sur les résultats. « Si vous perdez votre réputation ou la confiance du public, c’est dévastateur », a-t-il affirmé.

Pour les collecteurs de fonds canadiens, c’est un argument que nous défendons depuis des années. La collecte de fonds n’est pas transactionnelle : elle est la bouée de sauvetage de la mission. La relation avec les donateurs n’est pas un élément secondaire; elle fait partie intégrante de la stratégie organisationnelle. Lorsqu’un collecteur de fonds obtient un don majeur, il établit une relation de confiance, aligne les valeurs et crée un partenariat qui permet de maintenir l’impact de l’organisation. Le chef des communications (CCO) obtient sa place à la table décisionnelle. Le chef du développement devrait être assis juste à côté de lui.

Apprendre d’Accra, pas seulement d’Ottawa

L’un des aspects les plus stimulants de l’entrevue avec Kies était la diversité des participants à la conférence de l’IABC : des personnes venues de Trinité-et-Tobago, de la Barbade, de la Nouvelle-Zélande, du Nigéria, des Philippines et d’ailleurs. Une participante de Trinité-et-Tobago a expliqué à quel point il avait été enrichissant de découvrir des perspectives qui dépassaient son univers médiatique « anglophone ». « La similitude des défis auxquels les gens sont confrontés », a souligné Kies — l’IA, la réalisation de leur mission, l’incertitude économique — est frappante.

Pour les collecteurs de fonds canadiens, c’est un rappel important : nous faisons partie d’un écosystème philanthropique mondial. Le donateur qui contribue à un projet d’accès à l’eau potable au Malawi peut également siéger au conseil d’administration d’un organisme artistique à Toronto. L’outil d’IA qui aide un collecteur de fonds à Lagos peut tout aussi bien être utilisé à Lethbridge. Nous avons beaucoup à apprendre et à partager au-delà de nos frontières.

Trois points à retenir pour les collecteurs de fonds canadiens

  1. Repensez votre stratégie d’engagement. Vos événements sont-ils des scènes ou des cercles? Expérimentez une « anti-gala », soit une conversation animée entre des sympathisants engagés, sans programme formel, axée uniquement sur la résolution collective de problèmes.
  2. Créez des occasions de « fréquentation ». Tous les donateurs potentiels ne sont pas prêts à avoir une conversation sur un don majeur. Concevez des points de contact à faible engagement et à forte valeur ajoutée : visites des coulisses, discussions en petits groupes avec la direction générale, séances d’apprentissage entre pairs. Laissez-les explorer avant de s’engager.
  3. Prenez votre place à la table et apportez une chaise pour la collecte de fonds. Si votre organisation considère encore la collecte de fonds comme une fonction de soutien, il est temps d’avoir une conversation différente. La confiance, la réputation et les relations sont au cœur de la mission. Les organisations qui investissent dans une collecte de fonds et des communications stratégiques sont mieux outillées pour traverser les crises, connaissent une croissance plus rapide et maintiennent leur impact plus longtemps.

Le cercle s’agrandit

La vision de Richard Kies pour l’IABC est, au fond, une vision de la manière dont les professionnels se connectent, apprennent et exercent leur leadership à une époque marquée par les bouleversements. Moins de scène. Plus de cercle. Moins de hiérarchie. Plus de communauté. Moins de « nous avons les réponses » et davantage de « trouvons ensemble des solutions ».

Pour les collecteurs de fonds canadiens, le message est clair : l’avenir de la philanthropie n’est pas une allocution principale. C’est une conversation. Et les meilleures conversations ont lieu en cercle.

Prenez rendez-vous avec Richard.

Global Philanthropic Canada est un cabinet-conseil national en collecte de fonds qui compte plus de 85 professionnels expérimentés, chacun possédant en moyenne 28 ans d’expertise en collecte de fonds. Nous offrons des conseils pratiques et accessibles à des organisations de toutes tailles et ayant toutes sortes de missions partout au Canada.

Tout a débuté par un balado...

En écoutant l’entrevue de Doug Downs avec Richard Kies, président international de l’IABC, dans le balado Public Relations Stories and Strategies, nous avons été frappés par la façon dont la vision de Kies pour les associations professionnelles reflétait les défis auxquels les collecteurs de fonds canadiens sont confrontés quotidiennement. Ses idées — moins de scène, plus de cercle; moins de hiérarchie, plus de communauté — ont suscité une conversation au sein de notre propre équipe. Cette conversation a donné naissance à cet article, qui transpose ces réflexions au contexte particulier du secteur de la collecte de fonds.

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